Anthropologie du corps, des sciences et des techniques, des arts et de la mémoire

mardi 16 mars 2021

The Routledge Social Science Handbook of AI

 

The Routledge Social Science Handbook of AI

Edited By Anthony Elliott, Routeledge

Forthcoming, July 13, 2021

392 pages

Pre-order on Routeldge.com : https://www.routledge.com/The-Routledge-Social-Science-Handbook-of-AI/Elliott/p/book/9780367188252

The Routledge Social Science Handbook of AI is a landmark volume providing students and teachers with a comprehensive and accessible guide to the major topics and trends of research in the social sciences of artificial intelligence, as well as surveying how the digital revolution – from supercomputers and social media to advanced automation and robotics – is transforming society, culture, politics and economy.

The Handbook provides representative coverage of the full range of social science engagements with the AI revolution, from employment and jobs to education and new digital skills to automated technologies of military warfare and the future of ethics. The reference work is introduced by editor Anthony Elliott, who addresses the question of relationship of the social sciences to artificial intelligence, and who surveys various convergences and divergences between contemporary social theory and the digital revolution.

The Handbook is exceptionally wide-ranging in span, covering topics all the way from AI technologies in everyday life to single-purpose robots throughout home and work life, and from the mainstreaming of human-machine interfaces to the latest advances in AI, such as the ability to mimic (and improve on) many aspects of human brain function.

A unique integration of social science on the one hand and new technologies of artificial intelligence on the other, this handbook offers readers new ways of understanding the rise of AI and its associated global transformations. Written in a clear and direct style, the Handbook is will appeal to a wide undergraduate audience.


Table of Contents

Part I: Social Science Approaches to Artificial Intelligence

1. The Complex Systems of AI: Recent Trajectories of Social Theory

Anthony Elliott

2. Geographies of AI

Thomas Birtchnell

3. Artificial Intelligence and Psychology

J. Michael Innes and Ben W. Morrison

4. AI in the Age of Technoscience: On the Rise of Data-Driven AI and its Epistem-Ontological Foundations

Jutta Weber and Bianca Prietl

5. Work, Employment and Unemployment After AI

Ross Boyd

6. Affects After AI: Sociological Perspectives on Artificial Companionship

Michaela Pfadenhauer and Tobias Lehmann

7. Anthropology, AI and Robotics

Joffrey Becker

8. Ethics of Artificial Intelligence

Vincent C. Müller

9. Human-Machine Interaction and Design Methods

Naoko Abe

Part II: Fields of Artificial Intelligence in Social Science Research

10. Management and Organisation in the Age of AI

Roman Batko

11. Ambivalent Places of Politics: The Social Construction of Certainties in Automated Mobilities and Artificial Intelligence

Sven Kesselring and Carolin Schönewolf

12. Smart Environments

Maja de Neergaard and Malene Freudendal-Pedersen

13. Models of Law and Regulation for AI

Nicolas Petit and Jerome De Cooman

14. Artificial Intelligence and Cyber-security

Matteo E. Bonfanti, Myriam Dunn Cavelty, and Andreas Wenger

15. Lethal Autonomous Weapons Systems

Frank Sauer

16. AI and Worldviews in the Age of Computational Power

Massimo Durante

17. Technogenarians: Ageing and Robotic Care

Eric L. Hsu

18. Big Data and Data Analytics

Jo Bates

19. AI, Culture Industries and Entertainment

Sam Han

20. AI, Robotics, Medicine and Health Sciences

Norina Gasteiger and Elizabeth Broadbent

21. AI, Smart Borders and Migration

Louis Everuss

L’anthropologie cognitive face aux robots

Séminaire Cognition & Langage de l'IDMC

17 février 2021

++ Résumé ++ 

Lors de cette séance, nous présenterons les principales approches mobilisées en anthropologie pour étudier l’interaction humain-robot. Nous montrerons comment la recherche anthropologique décrit les conditions de l’émergence du rôle référentiel joué par les machines dites intelligentes et quelle incidence celui-ci a sur les relations sociales. Pour ce faire nous tenterons de mettre en rapport des questions émergentes issues de la robotique et de l’intelligence artificielle avec des approches classiques de la théorie anthropologique. En abordant l’étude ethnographique de la conception des machines, l’esthétique particulière qu’elles produisent, et par conséquent des notions comme l’agentivité, l’étrangeté, l’ontologie, le symbolisme ou la pertinence dans la communication, nous envisagerons de manière critique les limites d’une perspective anthropologique de l’interaction homme-machine qui reste essentiellement centrée sur la ressemblance avec l’humain.

Lien vers la vidéo : https://videos.ahp-numerique.fr/videos/watch/8b017058-6ad5-44c8-9195-9dc71fb0e268

lundi 1 février 2021

Jeunes robots et vieilles personnes : Prendre soin et nouvelles technologies en gérontologie



Jeunes robots et vieilles personnes
Prendre soin et nouvelles technologies en gérontologie

Sous la direction de 
Jérôme Pellissier, Mireille Trouilloud & Pascal Menecier

Lyon
Chronique Sociale
Coll. Comprendre les personnes
180 p.

https://www.chroniquesociale.com


Les nouvelles technologies facilitent-elles autant les relations thérapeutiques qu'elles les contraignent ? Comment penser leur usage dans le respect de l'éthique ? Que nous disent les robots utilisés en gérontologie de notre regard sur les personnes à qui on les propose ? Existe-t-il des cyberaddictions chez les sujets âgés ? Les technologies du virtuel se révèlent-elles, pour les patients comme pour les équipes, de solides supports de prendre soin ou des leurres dangereux ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répond la première partie de cet ouvrage. Les nouvelles technologies sont à la mode. Mais des robots à la télémédecine en passant par les systèmes dits «intelligents» à domicile ou en institution, on en parle souvent plus pour les juger, les louer ou les condamner, que pour les questionner. Le présent livre souhaite d'abord enrichir notre réflexion sur ces nouvelles technologies par les regards que portent sur elles des personnes venues d'horizons professionnels et disciplinaires différents : écrivain, anthropologue, philosophe, psychanalyste, psychologue... Dans une seconde partie, il donne la parole à des professionnels - ergothérapeute, médecin coordonnateur, gériatre, psychiatre, psychologue... - qui confrontent cet ensemble de réflexions à leurs pratiques et usages des nouvelles technologies. Des expériences et des pratiques qui permettent notamment de mieux cerner comment des robots - ici Paro et Nao - sont utilisés et perçus par leurs usagers ; comment un technopôle peut aider les professionnels dans l'usage des différentes technologies (en particulier de sécurité et d'assistance) ; quels sont les apports d'une expérience de téléconsultation en gérontopsychiatrie ; quelles leçons peut-on tirer, grâce au point de vue d'une ergothérapeute, sur l'accompagnement à l'utilisation de différentes technologies proposées - ou imposées - à des patients...

Séminaire « Intelligence artificielle, algorithmes et monde public »



Retrouvez l'enregistrement de mon intervention au Séminaire intelligence artificielle de la Chaire action publique coordonnée par Christian Paul à Sciences-Po Lyon à l'adresse suivante : https://chaire-actionpublique.fr/seminaire-intelligence-artificielle

Ce séminaire a pour objectif d’identifier et de mettre en débat les enjeux communs aux usages de l’intelligence artificielle au sein de l’Etat, des collectivités, des services publics publiques et de donner à voir les principales applications, actuelles et en devenir.

jeudi 4 juin 2020

Concevoir des machines anthropomorphes



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Becker Joffrey, « Concevoir des machines anthropomorphes. Ethnographie des pratiques de conception en robotique sociale », Réseaux, 2020/2 (N° 220-221), p. 223-251

Résumé : À partir de deux cas extraits de l’ethnographie, cet article propose d’étudier comment s’articulent les approches théoriques et les techniques mobilisées en robotique pour concevoir des interfaces relationnelles. En revenant sur l’intérêt des roboticiens pour la biologie et le théâtre, l’article questionne la façon dont ces derniers s’y prennent pour tenter de faciliter les relations que nous pouvons avoir avec leurs objets. Il porte plus particulièrement l’attention sur les opérations de transfert par lesquelles les chercheurs en robotique intègrent des comportements à leurs robots afin d’apporter un point de vue complémentaire au champ de l’anthropologie des interactions humain-machine, qui prenne en compte les pratiques de conception. 

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Becker Joffrey, « Designing anthropomorphic machines : An ethnography of design practices », Réseaux, 2020/2 (N° 220-221), p. 223-251

Abstract : Drawing on two case studies, this article examines the interrelations between the theoretical and technical approaches used in robotics to design relational interfaces. Investigating robotics engineers’ interest in biology and theatre, it examines the ways in which they attempt to facilitate humans’ relationships with robots. In particular, it focuses on a process of transference whereby robotics researchers integrate behaviours into their robots. It thus provides a complementary perspective to the anthropology of human-machine interactions that takes design practices into account.

URL : https://www.cairn.info/revue-reseaux-2020-2-page-223.htm

lundi 27 avril 2020

Ethnographies des Agents Conversationnels , Réseaux n° 220, mai-juin (à paraître)



ETHNOGRAPHIES DES AGENTS CONVERSATIONNELS
Coordonné par Marc Relieu & Julia Velkovska

Assistants vocaux, chatbots textuels, robots humanoïdes : la diffusion croissante d’agents conversationnels dans la société fascine, effraye, soulève des questionnements d’ordre philosophique, éthique, juridique, technique, politique et moral. Présents à travers une diversité d’artefacts, ces agencements technologiques sont capables de produire des paroles ou bien des écrits pendant des interactions avec des humains et de simuler des compétences humaines, des rôles sociaux ou encore des formes de relations sociales. Depuis le milieu des années 2000, nous assistons ainsi pour la première fois à des rencontres inédites « grandeur nature » entre des formes de l’intelligence artificielle conversationnelle et des utilisateurs ordinaires dans leur vie quotidienne, en dehors des murs des laboratoires. Les agents conversationnels ont d’abord rejoint les rangs des produits offerts par les plus importants acteurs du numérique : Google, Microsoft, Apple ou Amazon proposent des enceintes connectées pour l’environnement domestique capables d’interagir vocalement avec les utilisateurs. Mais ces agents ne sont que le fer de lance d’un marché plus vaste, qui comprend également les robots conversationnels textuels (chatbots) prenant en charge différentes interactions de service et les robots humanoïdes. Utilisés massivement dans l’assistance technique et commerciale, les chatbots peuvent par exemple accuser réception d’une requête d’un client, repérer le problème posé et rechercher la solution dans des bases de données. Si les services rendus par ces robots conversationnels les rapprochent d’autres applications web, ils s’en distinguent néanmoins par l’utilisation du langage naturel. Enfin, venant s'incarner dans des organismes artificiels matérialisés – les robots humanoïdes – les agents conversationnels se sont enrichis de modalités diverses, par exemple les pointeurs ou les possibilités de mouvement permettant de désigner un objet dans l'environnement ou encore la capacité à détecter la présence de personnes, de reconnaître des émotions et d’exprimer des simulacres émotionnels. Aujourd’hui, les premiers robots d'accueil ou d'assistance fabriqués par cette nouvelle informatique « affective » commencent à passer les limites des laboratoires pour entrer dans les musées ou les situations commerciales. Comment penser les conséquences sociales d’une telle diversité à la fois de formes technologiques et des situations sociales dans lesquelles l’IA conversationnelle vient s’inscrire ? C’est ce défi que le présent dossier de Réseaux se propose de commencer à relever en rassemblant un premier ensemble en français de travaux empiriques sur les interactions avec les agents intelligents. Comment interagit-on avec des agents artificiels ? Quelles relations les personnes développent-elles avec ces machines parlantes ? Quel sens et quelle place ces machines prennent-elles dans notre vie quotidienne ? Comment reconfigurent-elles nos activités à la maison, au travail, dans l’espace public ? Comment nous affectent-elles et quelles formes d’attachement peuvent-elles susciter ?

Les enquêtes réunies dans ce dossier de Réseaux montrent que la recherche en sciences sociales gagne à se saisir empiriquement – avec le regard ajusté aux pratiques propre aux démarches ethnographiques – de la diversité des contextes, des interactions, et des projets auxquels les trois principaux types d’agents conversationnels sont aujourd’hui associés. Pour penser la complexité des infrastructures technologiques associées à ces applications de l’IA et leurs conséquences sur notre vie en société ce numéro propose de s’appuyer sur les résultats d’enquêtes portant à la fois sur la conception, l’appropriation ou les interactions avec ces différents agents. Résolument empirique et descriptif, le parti pris de ce dossier est également pluraliste en accueillant une diversité de manières de faire des ethnographies de l’IA. Réunissant des travaux ancrés dans l’ethnométhodologie, l’analyse conversationnelle, la vidéo-ethnographie, la linguistique interactionnelle, la sociologie économique ou l’anthropologie sociale il témoigne de la fécondité des approches observationnelles pour prendre la mesure des transformations technologiques et sociales contemporaines à l’échelle des pratiques.

Les contributions :

« Pourquoi ethnographier les agents conversationnels ? »
– Par Marc Relieu et Julia Velkovska

« Tisser des liens : l’interaction sociale chez les agents conversationnels »
– Par Justine Cassell

« Les relations aux machines ‘conversationnelles’ : Vivre avec les assistants vocaux à la maison »
– Par Julia Velkovska et Moustafa Zouinar

« Une approche configurationnelle des leurres conversationnels »
– Par Marc Relieu, Merve Sahin et Aurélien Francillon

« Répondre aux questions d’un robot : dynamique de participation des groupes adultes-enfants dans les rencontres avec un robot-guide du musée »
– Par Karola Pitsch

« ‘Je dois y aller’. Analyses de séquences de clôtures entre humains et robots »
– Par Christian Licoppe et Nicolas Rollet 

« Construire la ‘compréhension’ d’une machine : une ethnographie de conception de deux chatbots commerciaux »
– Par Charlotte Esteban

« Concevoir des machines anthropomorphes. Ethnographie des pratiques de conception »
– Par Joffrey Becker

mercredi 26 juin 2019

Drôles d'objets - Appel à soumission


Drôles d'objets
Un nouvel art de faire
La Rochelle - du 7 au 9 avril 2020
en association avec le festival ZERO1

Robots, artefacts autonomes, objets connectés : comment concevoir et appréhender ces drôles d’objets qui renouvellent nos interactions avec les autres comme avec le monde ?

Nous sommes de plus en plus souvent invités à entrer en relation avec des robots ou des machines, que ce soit à des fins pratiques (thérapeutiques, professionnelles, scientifiques) ou ludiques.

Ce type de relation semble dépasser rapidement le simple usage fonctionnel, la réaction automatique et l’action mécanique, pour s’ouvrir à quelques interactions lors desquelles nous tentons d’interpréter le comportement de ces objets. Pourquoi et comment sommes-nous tentés d’interagir avec ces objets insolites qui s'animent, bougent et évoluent ? L'étude de ces objets intéresse des champs très divers des sciences, des arts et du design. Quelles méthodes adopter toutefois pour expérimenter, observer et analyser ces interactions ?

Robotique, IA, art et design, anthropologie, psychologie, philosophie, sciences du langage… Chaque domaine développe ses propres notions, outils, souvent dans des contextes pluridisciplinaires. Quelles réponses la philosophe peut-elle apporter au roboticien ? En quoi la psychologie peut se nourrir du travail de l'anthropologue ? Les artistes peuvent-ils contribuer à la sociolinguistique des interactions ?

L’objectif de cette conférence est de croiser les regards des disciplines et pratiques scientifiques sur ces nouveaux objets et les interactions qu’ils suscitent.

L'interdisciplinarité sera dans ce contexte pratiquée, expérimentée et discutée à partir de formes concrètes qu'elle prend et des tentatives (fructueuses ou non) qu'elle déploie. Ainsi, les discussions seront organisées sous forme de tables-rondes autour de trois grandes questions sur la thématique de l'interaction avec des objets animés:

Conception de l'objet : à quoi doit ressembler un objet animé ?
Comment conçoit-on un objet animé interactif ? Quels sont les paramètres, les caractéristiques et les propriétés de ces objets (forme, design, fonctionnalité) sur lesquels on peut jouer pour qu'un objet animé devienne un "partenaire" à nos yeux ? Quels sont les outils, les savoirs, les technologies que l'on peut mobiliser ? Dans quelle mesure le protocole expérimental influence-t-il et contraint-il la conception ?

Expérimentation et observation : comment concevoir une expérience ?
Comment bien comprendre ce qui se joue lors d’une interaction avec un objet animé ? Que peut-on mesurer, que peut-on évaluer, que peut-on observer ? Les approches qualitatives et quantitatives peuvent-elles se répondre, se nourrir, s'opposer ? Dans quelle mesure la temporalité de la confrontation influence-t-elle le résultat de l'expérimentation ? Dans quelle mesure l'observation en milieu naturel permet-elle de dépasser les limitations des expérimentations en laboratoire ?

Analyse : que retirons-nous de ces expériences ?
Comment interpréter les données issues d'expérimentations avec des objets animés? Quelle confiance accorder au témoignage des sujets? L'interprétation est-elle indépendante de toute évaluation éthique de l'interaction? Quels sont les modèles et les théories mobilisables ?

En outre, nous disposerons d'espaces de conception et d'expérimentation pour présenter les ateliers, démonstrations et installations sélectionnés, qui offriront des occasions de confronter les approches, d'affiner les questions et de prolonger les discussions.

Mots-clefs : arts/sciences, création, émotion, empathie, expérimentation, expression, intentionnalité, interaction, interdisciplinarité, interprétation, modèles, observation, perception, projection, robots

Soumissions & formats

Les soumissions, 5000 signes, espaces et bibliographies compris, devront être envoyées avant la fin octobre 2019. Elles devront préciser :
  • La thématique de la soumission (Conception de l'objet, Expérimentation et observation, Analyse)
  • La discipline de l'auteur
  • Le type de soumission (Présentation & table ronde, Atelier, Démonstration,  Installation, Poster)


Dates importantes

31 octobre 2019 : Date limite de soumission
15 janvier 2020  : Notification aux auteurs

Comité Scientifique

Frédéric Alexandre, Virginie André, Salvatore Anzalone, Valérie Aucouturier, Joffrey Becker, Samuel Bianchini, Yann Boniface, Amine Boumaza, Alain Dutech, Philippe Gaussier, Valéria Giardino, Emmanuel Grimaud, Emmanuelle Grangier, Xavier Hinaut, Diego Jarak, Florent Levillain, Ghiles Mostafaoui, Guillaume Nassau, Magalie Ochs, Pierre-Yves Oudeyer, Élisabeth Pacherie, Filipe Pais, Catherine Pelachaud, Alexandre Pitti, Christian Plantin, Manuel Rebuschi, Arnaud Revel, Nicolas Rougier, Lucile Sassatelli, Serge Tisseron, Frédéric Tordo , Julien Toulze, Natacha Vas-Deyres, Frédéric Verhaegen, Denis Vidal, Elisabetta Zibetti