dimanche 5 avril 2026
Journée Reconfigurations Robotiques
mercredi 25 février 2026
Séminaire de la FHU BREATH : "Nouveaux regards sur le souffle"
Séminaire de la FHU BREATH
Nouveaux regards sur le souffle
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Hôpital de la Pitié Salpetrière
Bâtiment Gosset
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Jeudi 26 mars 2026
Inscription obligatoire en suivant ce lien
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Objectifs : Enrichir et stimuler la réflexion interdisciplinaire et faire émerger des axes et projets de recherche communs autour du souffle, de la souffrance respiratoire et de l’innovation clinique, scientifique, technologique et artistique.
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Programme
9h00 : Accueil & Café de bienvenue
9h30 - 10h15 : Ouverture de la journée et présentation de la FHU BREATH (Laure Serresse)
10h15 - 11h : Conférence sur l’invisibilité de la dyspnée (Thomas Similowski)
11h - 11h15 : Pause-café
11h15 - 12h30 : Conférence sur les facteurs humains en santé (Mr Christian Morel)
12h30-14h : Buffet déjeunatoire
14h-16h : Ateliers participatifs "Cartographier les questions de recherche"
- Neurosciences et dyspnée (animé par Nathalie Nion et Liane Schmidt)
- Art et Souffle (animé par Claire Attali et Joffrey Becker)
- Médecine palliative et Souffrance respiratoire (animé par Adrien Evin et François Chaumier)
16h-17h : Restitution collective en plénière
17h-17h30 : Clôture prospective
Philosophia Scientiæ, vol. 30, n° 1, Reconfigurations Robotiques
Philosophia Scientiæ, vol. 30, n° 1, Reconfigurations Robotiques
Dirigé par Joffrey Becker & Julien Wacquez
février 2026
Sommaire
Joffrey Becker et Julien Wacquez
L’automatisation des mondes sociaux
José Halloy
Les robots : une espèce en voie de disparition
Jean Frances et Brad Tabas
Les variations Terminator. Entre anticipation et géopolitique des robots tueurs
Nicolas Brault, Andrii Yatskul et Michel Dubois
The Algorithm, the Farmer and the Agronomist: Who is Smart in Smart Farming?
Gaëtan Godefroy
Étude des configurations de l’activité de l’agent de lubrification à mesure de l’extension de son automatisation
Chi-Min Oh
AI’s Impact on the Go Community in South Korea: A Preliminary Study of AlphaGo’s Legacy
Jessica Lombard
Valladolid, l’androïde et le grille-pain. Une controverse sur la mesure de l’humain dans Star Trek : The Next Generation
Manuel Rebuschi
Un statut moral pour les robots. Relationnisme moral et antiréalisme intentionnel
dimanche 1 février 2026
Dessine-moi un robot / 20 - 21 mars 2026
Dessine-moi un robot
Atelier transverse
Nancy, 20 & 21 mars 2026
Ouvert aux étudiant·es en master et doctorat en psychologie, ergonomie, art, design, sciences du langage, anthropologie, sociologie, sciences cognitives, informatique, robotique, arts du spectacle…
Les robots et les systèmes interactifs gagnent progressivement en autonomie et en présence. Les effets de leurs comportements sur les relations humaines, les processus sociaux et les dynamiques interactionnelles restent cependant des questions centrales, qui impliquent de multiplier les approches et les points de vue.
Au croisement des arts et du design, des sciences et techniques de l’ingénieur, et des sciences humaines et sociales, cet atelier de deux jours propose un espace de conception pluridisciplinaire autour des objets interactifs.
L’atelier a pour but d’articuler différentes façons de penser la forme, le comportement, l’usage et le sens de ces objets. Il vise à créer un espace d’exploration esthétique et sensible, de modélisation technique et algorithmique, de design des interactions et de situations sociales. Son objectif est d’imaginer des robots d’un nouveau genre : des objets à comportement (au sens donné par Samuel Bianchini et Emanuele Quinz) qui se définissent moins par leur fonction que par leur manière d’agir dans et d’interagir avec l’environnement, sans reproduire les formes humaines ou animales.
Accompagné par un collectif réunissant le groupe Psyphine, l’Université de Lorraine, l’Institut des Maladies Neurodégénératives de Bordeaux, l’ISIR (Sorbonne Université), la Chaire ARTSS (ENSEA-ETIS) et l’ENSAD de Nancy, cet atelier de création a pour objectif de faire se rencontrer des étudiants de différentes disciplines pour imaginer de drôles d’objets ; de concevoir leurs formes, leurs mouvements, leurs caractéristiques interactionnelles, leurs effecteurs et leurs capteurs, voire le type d’expériences auxquelles ils pourraient participer.
Les objets imaginés durant ces deux journées serviront de base à la construction d’un robot par les étudiant·e·s de Sorbonne Université, qui sera testé auprès de publics divers.
Candidatures avant le 1er mars : formulaire en ligne
Contact et informations : hackpsyphine-contact[at]univ-lorraine.fr
samedi 17 janvier 2026
Appel à Communication : Atelier Confiance, méfiance, défiance et Techniques / AFEA – 2026
Appel à Communication
Congrès AFEA – 2026
Atelier : Confiance, méfiance, défiance et Techniques
Organisateur.ices
Luisa Arango Cuervo (SAGE – Université de Strasbourg), Joffrey Becker (ENSEA-ETIS – CY Cergy Paris Université), Sophie Chevalier-Hart (Habiter le Monde – UPJV), Marie Durand (LinCS – Université de Strasbourg), Paul-Fabien Groud (EVS – Lyon 2), Axel Guioux (EVS – Lyon 2), Evelyne Lasserre (EVS – Lyon 1), Céline Rosselin-Bareille (Habiter le Monde – UPJV), Julien Wacquez (ENSEA-ETIS – CY Cergy Paris Université)
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En matière de technique, confiance et méfiance pourraient se situer aux différentes extrémités d’un même continuum qui va respectivement de la technophilie à la technophobie. L’approche critique des techniques a été jusque-là surtout le fait de philosophies, de sociologies ou d’histoires des techniques tandis que l’anthropologie s’attachait surtout à développer ses outils méthodologiques, comme la chaîne opératoire, et à débattre des cadres conceptuels pertinents à leur analyse davantage que de la technique elle-même. Sans doute, la prise en charge des questions environnementales, décoloniales et féministes par une certaine anthropologie est-elle en train de rebattre les cartes. Aussi, la défiance à l’égard des techniques s’invite-t-elle au coeur des travaux qui mettent en évidence les effets délétères des activités extractives (voir une littérature anglosaxonne particulièrement prolifique depuis les années 2010) et des infrastructures industrielles (Tsing, Deger, Keleman Saxena, Zhou, 2025) ou l’illusion de la dématérialisation du numérique (Horts et Miller, 2012). Difficile donc, comme le rappelaient Jarrige, Le Courant, Paloque-Bergès (2018), à propos des infrastructures, d’extraire les techniques des enjeux politiques, sociaux mais aussi économiques, qui les sous-tendent.
Pour autant, nous nous intéresserons à la confiance, méfiance et défiance à l’échelle des êtres humains et des collectifs impliqués dans la production, l’entretien/maintenance, l’évaluation/suivi, de la confiance en les techniques ; autant d’activités qui participent à redéfinir les compétences et les expertises (voir les travaux de Goyon sur le Do It Yourself, 2016).
Lors de cet atelier, nous nous demanderons comment la technique permet-elle de travailler le trio confiance-méfiance-défiance et dans quelle mesure le traitement des techniques en termes de confiance, de méfiance et de défiance vient-il réinterroger l’anthropologie aux niveaux méthodologique, analytique et épistémologique ? Enfin, cette thématique pourra également être réfléchie au prisme des sollicitations du monde public et privé (financement de la recherche) de l’innovation technique : comment l’anthropologie se positionne-t-elle dans le concert des financements, pour dire et faire quoi ?
Avant de proposer des pistes que pourront suivre les propositions, nous nous permettons de mentionner quelques réflexions d’ordre général sur la confiance, la méfiance et la défiance dont certaines ont déjà été travaillées par des collègues.
La publication d’Allard, Carey et Renault (2016) consacrée à la méfiance nous invite – bien que les techniques n’ait pas trouvé place dans la livraison ─ à ne pas réduire son approche aux seules fonctions qu’elle serait socialement susceptible de remplir, comme cela a été largement privilégié pour la confiance ; à prendre garde de ne pas considérer la méfiance comme une absence ou un défaut de confiance et la confiance comme étant une simple opération de calcul (Lagerspetz, 1998 ; Quéré, 2024) ; à ne pas les affubler systématiquement de valeurs négatives pour la première et positives pour la seconde ; toutes deux, ainsi que la défiance, ne sont pas uniquement des réactions, mais génèrent aussi « des émotions et des stratégies, des sentiments et des actions ». Ce faisant, ce parti pris encourage à investiguer l’échelle microsociale, mais pas exclusivement la dimension cognitive, des confiance, méfiance et défiance. Nous proposerons ici de montrer comment ces dernières sont bien matérialisées dans des objets, dispositifs, infrastructures, techniques et ne sont pas simplement une disposition à leur acceptation.
Il sera également intéressant de voir en quoi la technique est elle-même productrice de confiance et de méfiance ; il s’agira alors de ne pas positionner ces dernières exclusivement comme critères explicatifs des faits techniques et des usages, mais d’en saisir aussi l’émergence à partir des techniques.
Nous invitons les propositions à s’illustrer dans des ethnographies particulières sans pour autant fermer la porte aux propositions pluridisciplinaires. Celles-ci pourront s’inscrire dans différents questionnements qui ne sont pas exclusifs les uns des autres :
(1) Les interactions entre corps - matériaux - techniques et environnements. A l’échelle des corps, la confiance participe à l’aisance avec laquelle les corps outillés agissent quotidiennement. Aussi, pannes, perturbations et autres dysfonctionnements sont-ils vécus comme des moments de remise en cause de la confiance en la technique (Guioux et Lasserre, 2026) et constituent-ils des situations heuristiques passionnantes pour penser les confiance-méfiance-défiance (par exemple, dans les interactions humains-robots, Wacquez, Zibetti, Becker et al., 2025). Dans les environnements qui nécessitent une vigilance importante, la confiance a fort à voir avec le contrôle comme l’a montré Moricot (1999, 2019) : reprendre confiance, c’est alors reprendre la main sur le dispositif technique. Comment les environnements jouent-ils spécifiquement sur la place de la confiance et de la méfiance à l’égard de ces dispositifs ? Comment la sensorialité intervient-elle dans leur évaluation (Moricot et Rosselin-Bareille, 2021) ? Comment « sentir ou ne pas sentir » le collègue de travail, la situation, la technique deviennent-ils déterminants (Rosselin-Bareille, 2023) pour ajuster ce qui, pour la réussite de l’action, ne saurait être ni excès de confiance, ni surplus de méfiance ? Quel est le rôle des matériaux dans la confiance ? Quelles places pour l’erreur humaine ou mécanique (Chibois, 2021) ? Quelle possible délégation de confiance ? En quoi / en qui avons-nous le plus confiance ?
(2) Les liens entre visibilisation / invisibilisation et confiance, méfiance ou défiance. De nombreuses infrastructures sociotechniques fonctionnent précisément par leur invisibilité ordinaire (Star, 1999), qu’il s’agisse de réseaux réticulaires complexes (Chevalier et Faeber, à paraître), de lignes de code intégrées à des robots, de cartes perforées des métiers à tisser (Carraro, 2019) ou encore de l’accumulation de couches électroniques et logicielles qui « parasitent aujourd’hui le moindre appareil » (Crawford, 2009/2016). Ces dispositifs rendent difficile, voire impossible, la reconstitution de la traçabilité des chaînes techniques et des acteurs impliqués, comme le montrent les travaux récents sur l’« écologie du smartphone » (Allard, Monin et Nova, 2022). Dans ce contexte, voir ou ne pas voir n’implique pas mécaniquement plus ou moins de confiance : la confiance peut reposer aussi bien sur l’opacité routinisée que sur des formes partielles de dévoilement. Les injonctions contemporaines à la transparence ou à l’explicabilité (par exemple, dans le domaine des technologies numériques et robotiques) posent ainsi question : visent-elles réellement à produire de la confiance, ou constituent-elles des dispositifs symboliques de légitimation face à une opacité structurelle des systèmes techniques (Fazi, 2021) ?
(3) Les temporalités. Il est indispensable de penser les techniques dans leur rapport au temps, la confiance se construisant à travers des projections, des promesses, des mises à l’épreuve. Le temps structure croyances et pratiques, qu’il prenne la forme de la promesse d’un futur bonifié par le progrès technique ou qu’il rassure par sa stabilité ou l’illusion de sa permanence. Evolutionnisme social stratifié par la technique, croyance, voire idéologie, du progrès, promesses, a-temporalité du solutionnisme technologique, ne doivent pas nous empêcher de nous interroger aussi sur l’ici et maintenant des techniques du quotidien. Comment penser la confiance dans la technique à travers les activités de création, de maintenance, de réparation, de préservation, de conservation ? Comment, enfin, tenir ensemble les différentes échelles temporelles du pérenne, de la stabilité, du durable, voire du trop durable (« déchets techniques », urbex, etc.) et celle de l’obsolescence programmée (Guien, 2019) ?
Les propositions (un titre, un résumé de 1500 signes; environ 5 références bibliographiques, précisant nom, courriel et rattachement institutionnel) seront envoyées avant le 24 janvier à : evelyne.lasserre@univ-lyon1.fr Et pf.groud@univ-lyon2.fr
Références bibliographiques
Allard O., Carey M. et R. Renault (dir.), 2016, « Méfiance », Tracés, 31, https://journals.openedition.org/lectures/22458.
Allard L., Monin A. et N. Nova (dir.), 2022, Écologies du Smartphone, Carignan-de-Bordeaux, Le Bord de l’eau.
Chevalier S. et A. Faeber (dir.), à paraître, « Les promesses des infrastructures urbaines. Regards ethnographiques », ethnographiques.org.
Carraro F., 2019, « Dans la peau d’un fil, savoir tisserand et écriture dans les programmes, informatiques de simulation 3D du tissage aux tablettes », Techniques & Culture, 71, https://doi.org/10.4000/tc.11240
Chibois J., 2021, « Le vote électronique à l’Assemblée », Techniques & Culture [En ligne], Suppléments aux numéros, mis en ligne le 04 janvier 2021, consulté le 28 novembre 2025. URL : http://journals.openedition.org/tc/13224.
Crawford M. B., 2009/2016, Eloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail, Paris, La Découverte.
Fazi, M. B., 2021, « Beyond human: Deep learning, explainability and representation », Theory, Culture & Society, 38(7-8), pp. 55-77.
Goyon M., 2016, « L’obsolescence déprogrammée : prendre le parti des choses pour prendre le parti des hommes », Techniques & Culture [En ligne], Suppléments aux numéros, mis en ligne le 31 octobre 2016, consulté le 28 novembre 2025. URL : http://journals.openedition.org/tc/7983.
Groud P. F., Guïoux A. et E. Lasserre, 2026 (à paraitre), « Usages technologiques partagés : Vers une humilité exo-ortho-prothétique », chapitre de l’ouvrage dirigé par Nathalie Nevejans, Regards croisés en SHS sur les exosquelettes. Usages, enjeux et perspectives, Université d’Artois.
Guien J., 2019, Obsolescences : philosophie des techniques et histoire économique à l’épreuve de la réduction de la durée de vie des objets, ss la dir. de B. Bensaude-Vincent, Thèse de Doctorat Université Panthéon-Sorbonne - Paris I.
Guïoux A. et E. Lasserre, 2026, « HAL peut-il danser seul ? Exosquelette, corps et interface étendue », Corps, 23(1).
Horst H. et Miller D., 2012, « Normativity and materiality: a view from digital anthropology », Media International Australia, 145, pp. 103-111.
Jarrige F., Le Courant S. et C. Paloque-Bergès, 2018, « Infrastructures, techniques et politiques », Tracés, 35, pp. 7-26.
Lagerspetz O., 1998, Trust: The tacit demand, Dordrecht, Springer.
Leigh Star S., 1999/2018, « L’ethnographie des infrastructures », Tracés [En ligne], 35, mis en ligne le 14 novembre 2018, consulté le 30 mars 2024. URL : http://journals.openedition.org/traces/8455.
Luhmann N., 1968/2006, La confiance : un mécanisme de réduction de la complexité sociale, Paris, Economica.
Moricot, 1999, Des avions et des hommes. Socio-anthropologie des pilotes de lignes face à l’automatisation des avions, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion.
Moricot C., 2019, « Quand la reprise en main n’est plus possible », Techniques & Culture, 72, pp. 164-179.
Moricot C. et C. Rosselin-Bareille, 2021, « Quand des hommes respirent sous l’eau et volent dans l’air », Techniques & Culture, 75, pp. 136-149.
Quéré L., 2024, Avoir confiance, Paris, PUF.
Rosselin-Bareille C., 2023, « Faire chantier sous-marin », in G. Rot (éd.), Travailler aux chantiers, Paris, Hermann, pp. 204-223.
Wacquez J., E. Zibetti E., J. Becker, L. Aloe, F. Amadio, S. Anzalone, L. Cañamero, S. Ivaldi, 2025, « What Can Robots Teach Us About Trust and Reliance? An interdisciplinary dialogue between Social Sciences and Social Robotics », 18th International Workshop on Human-Friendly Robotics 2025, Università degli Studi di Napoli Federico II, Capri Island, Italy.
mercredi 6 août 2025
Robots for Humans - Ro-Man Workshop
Robots for Humans
Empowerment Through Co-Creative and Social Robots!
RO-MAN 2025 August 29, 2025 / Eindhoven, The Netherlands
The promise of having personal social robots in people’s everyday lives brings a technological, but also sociological, transformation. Researchers need to address complex technical challenges to allow co-robots to autonomously experience people’s environments and interact accordingly. Moreover, different issues have to be addressed as well regarding the role that such co-robots will take on in every aspect of human life. For instance, what makes these machines social? And is their perception as social agents desirable? What dimensions and scales of social life do they cover? Particularly, we are interested in exploring the social robots’ role of empowerment for people.
For example, how can social robots empower humans by augmenting rather than replacing human creativity? This hands-on workshop invites participants to explore new concepts in HRI, looking at the role of social robots in creative domains. The full-day program includes expert keynote speakers, participant poster sessions, and a dynamic co-creative design sprint. Together, we’ll explore timely challenges and opportunities, such as the lack of design guidelines for empowerment and the potential of social robots in creative collaboration. Through an interactive co-creative design sprint, we will engage in a structured process of mapping, sketching, storyboarding, (experiential) prototyping, and discussion.
The workshop offers the opportunity to experiment, connect, and shape the future of HRI to researchers, designers, artists, and developers. Desired outcomes cover social robotics in the direction of designing robots for empowerment and co-creativity, insights into how HRI design choices affect the interaction, socialness, and outcomes on empowerment, and co-creativity. The workshop will conclude with a panel discussion to synthesize findings and discuss general issues related to the role and perception of social robots, working towards guidelines for the design of social robots for creative empowerment.
The edition of the workshop is jointly organized with other two workshops.
Topics of interests include but are not limited to:
- The role of (mini-c) creativity in the context of “everyday” HRI
- The design of human-robot interactions in art settings
- Social robots for creativity support
- Designing for human-robot co-creativity
- The design of robots with (verbal and non-verbal) social capabilities
- The evaluation of socialness perception in human-robot interactions
- The study of the relationship between human-likeness and socialness
- The application of theoretical principles in applied robotics research
- Design principles for empowerment and inclusion
- Robot adaptive application for marginalised groups
- Involvement of stakeholders’ perspective in design and implementation
- AI and LLM application to empower and co-creation in HRI
vendredi 27 juin 2025
Terrain 82 : Espèces d'IA
dimanche 1 juin 2025
International Conference on Child-Robot Interaction - CRI25
mardi 15 avril 2025
[Offre d'emploi] Ingénieur.e de recherche en robotique
Offre d'emploi
Ingénieur.e de recherche en robotique
Médiations Robotiques en Soins de Santé (MR2S)
À propos
Fondée en 1952, l’ENSEA est une école publique d’excellence qui forme des ingénieurs généralistes, reconnus dans le monde industriel et à l’international. Située aux portes de Paris, l’école s’est bâtie sur 3 piliers fondamentaux expertise, inclusivité et durabilité, qui sont au cœur de ses activités de recherche, d’innovation et d’enseignement.
Présentation du projet
Dans une perspective interdisciplinaire, le projet MR2S vise à mieux saisir les dynamiques sociales et cognitives particulières que les dispositifs dits intelligents font émerger en s'appuyant principalement sur les pratiques de conception collaborative et la méthode expérimentale. Son but est de concevoir, de tester et d’évaluer l’inscription d’un robot dans le processus de médiation thérapeutique en partenariat avec un centre de soin pour enfants souffrant de troubles du spectre de l’autisme (TSA).
La personne recrutée sera rattachée au laboratoire ETIS (UMR 8051, CY Paris Université, ENSEA, CNRS / https://www.etis-lab.fr/) et travaillera en étroite collaboration avec la doctorante déjà recrutée dans le cadre du projet MR2S.
Liste des pièces à fournir
Curriculum Vitae, Lettre de motivation.
Date limite de candidature
Le dossier (rassemblé en un seul fichier pdf) devra être envoyé à joffrey.becker[at]ensea.fr avant le 1er juin 2025.
Le poste est à pourvoir pour octobre 2025.
Description du poste
Durée : 11 mois
Catégorie : Recherche
Type : CDD
Contact : joffrey.becker[at]ensea.fr
La robotique sociale à visée thérapeutique s’appuie principalement sur des dispositifs techniques à forme humaine ou animale. Le projet vise à tester le potentiel thérapeutique d’une machine à vocation sociale sans recourir à l’esthétique anthropomorphique ou zoomorphique. Pour ce faire, le projet MR2S vise la conception d’un robot souple basé sur le principe de tenségrité et intégrant notamment un capteur de type Swept Frequency Capacitive Sensing.
Le poste offert s’articule autour de deux grands ensembles de tâches :
- À partir des travaux menés par un stagiaire mécatronicien recruté pour 6 mois en 2025, il s’agira d’une part de concevoir l’ensemble du dispositif robotique (mécatronique et programmation). Nous mettons à disposition de la personne recrutée l’ensemble de la documentation technique issue des travaux menés lors de ce stage. L’objectif est la mise en œuvre d’un prototype complètement opérationnel.
- D’autre part, il s’agira de mettre en œuvre et d’accompagner les tests et les expériences prévus dans le cadre du projet MR2S dans la première partie de l’année 2026. Conduites dans le cadre de la thèse associée au projet, ces expériences en interaction humain-robot constituent une étape clé. Les travaux menés par la personne recrutée seront valorisés par la publication des résultats obtenus pendant ces deux phases.
Le profil idéal
Spécialités du diplôme attendu : Robotique, électronique, informatique.
Niveau d'expérience attendu : Master 2 ou Diplôme d’ingénieur
Compétences attendues : Connaissances attestées dans le domaine de l’électronique et de l'informatique.
Savoir-faire : Conception de systèmes électroniques, codage (notamment en python et C), maîtrise de l’impression 3D, maîtrise de la langue française.
Savoir-être : Bricoleur.se, doté.e d’excellentes compétences en matière de relations interpersonnelles et de collaboration, intérêt pour la recherche interdisciplinaire.
jeudi 20 mars 2025
(Dis)entangling Cognition, Meaning, Modeling, and Environments
The special issue of Cybernetics & Human Knowing entitled “(Dis)entangling Cognition, Meaning, Modeling, and Environments” has been published.
The issue is guest edited by Alin Olteanu, Phillip H. Roth, and Gabriele Gramelsberger and includes many contributions from KHK c:o/re staff and fellows.
It can be accessed online at the following address: https://www.ingentaconnect.com/content/imp/chk/2025/00000031/f0020003;jsessionid=lsn22ngkdcas.x-ic-live-01
International Conference “Cultures of Research”
The international conference “Cultures of Research” takes stock of the first four years of the fellow program at the Käte Hamburger Kolleg: Cultures of Rearch (c:o/re). During these years, more than fifty international fellows came to the KHK c:o/re to explore the transformation of research in its many facets. Topics such as the digitalization of science, the growing influence of AI on research practices, the organizational transformations in science, the “engineering of science”, and the historical as well as intercultural comparison of “varieties of science” have been widely discussed. The conference “Cultures of Research” will focus the discussions on these topics in various panels with current and alumni fellows as well as members of the scientific advisory board of the KHK c:o/re.
https://khk.rwth-aachen.de/event/international-conference-cultures-of-research/
jeudi 2 janvier 2025
[AAC] Reconfigurations robotiques [Philosophia Scientiae 30/1]
APPEL À CONTRIBUTIONS
Philosophia Scientiae lance un appel à contributions pour un numéro spécial sur le thème suivant :
RECONFIGURATIONS ROBOTIQUES
Éditeurs invités :
Joffrey Becker & Julien Wacquez
(ETIS, UMR8051 - CY Cergy Paris Université, ENSEA, CNRS)
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Date limite de soumission : 1er janvier 2025 1er février 2025
Date de notification : 1er avril 2025 30 avril 2025
Version finale : 1er septembre 2025
Adresses de soumission : joffrey.becker@ensea.fr ; julien.wacquez@gmail.com
Appel à contributions [Fr] : https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/4391
Call for contributions [En] : https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/4396
Les machines dites intelligentes sont de biens drôles d’objets. Leur existence est source de confusion et d’ambiguïté. Elles suscitent la curiosité et l’enthousiasme, mais aussi le malaise et parfois l’anxiété. Ces objets ont désormais intégré d’innombrables domaines de la vie sociale. Malgré leur invisibilité flagrante, les processus autonomes s’introduisent partout, transformant notre regard sur la vie et le vivant, le travail, les relations, les soins, les relations amoureuses ou la guerre. Dans ce moment que certains qualifient volontiers d’historique, il ne se passe pas une semaine sans que les systèmes intelligents ne soient évoqués dans les journaux, suscitant de nouveaux espoirs, de nouvelles controverses, de nouveaux fantasmes et de nouvelles angoisses.
Les travaux menés dans les domaines de l’informatique, du génie électrique et du génie mécanique ont fait de ces disciplines les principaux acteurs de la robotique. Cependant, d’autres domaines se sont également emparés des questions soulevées par ces objets. Du point de vue des sciences humaines et sociales, par exemple, de nombreuses études se concentrent sur les questions épistémologiques (Rebuschi, 2021 ; Becker, 2023), culturelles (Wright, 2018 ; Grimaud, 2021), éthiques (Khamassi, Chatila & Mille, 2019) et sociales liées à l’IA et à la robotique (Casilli, 2019 ; Nassau, 2021). L’art et le design envisagent également d’autres manières de fabriquer ces objets, ainsi que de nouvelles formes d’interaction autour de leurs comportements (Becker, 2015 ; Bianchini & Quinz, 2016 ; Quinz, 2021). L’IA, en particulier lorsqu’elle dote les artefacts d’une capacité d’animation et d’interaction, constitue un objet frontière (Star & Griesemer, 1989) : elle agrège des intérêts très divers et, ce faisant, permet de croiser les disciplines, les perspectives et les méthodes (Psyphine, 2022).
Anticiper l’impact de la robotique et de l’IA sur la société est devenu une sorte d’obsession contemporaine. Ce questionnement n’est pourtant pas récent dans le champ des sciences sociales et des humanités. Lucy Suchman, par exemple, a été l’une des premières chercheuses à étudier les reconfigurations liées à l’introduction des machines dans les relations, en se concentrant sur les problèmes de communication entre humains et systèmes automatiques (Suchman, 2007). Les asymétries qu’elle a observées relèvent de la différence de nature entre les machines dites intelligentes et leurs utilisateurs, et posent la question de leur qualification. Or, si la constitution mutuelle des corps et des machines est un enjeu anthropologique majeur (Suchman, 2007 ; Becker, 2015), les recherches menées dans les domaines de la robotique et de l’IA impliquent d’étudier des transformations qui vont bien au-delà du simple face-à-face avec des machines dont l’anthropomorphisme (un thème récurrent de la littérature sur les robots) fascine autant qu’il distrait. Ce numéro thématique cherche à étendre la réflexion au-delà du seul rapport à l’ontologie des robots.
Il cherchera en particulier à aborder les questions de relation, d’arrangement, d’association, d’assemblage et d’accommodation entre humains et machines (Velkovska & Relieu, 2021). Le numéro portera par exemple l’intérêt sur la manière dont ces objets techniques sont pris dans un réseau au sein duquel ils assignent des places spécifiques (Akrich, 1987 ; 1989 ; Woolgar, 1990), sur la manière dont ils distribuent des identités, des matériaux ou des actions humaines (Gell, 1998), sur leur rôle dans l’agencement mutuel des humains, des instruments, des objets et des pratiques dans les sciences (Knorr-Cetina, 1999), ou encore sur l’hybridité particulière qu’ils établissent en contribuant à coordonner la participation de différents agents à une action commune (Pitrou, 2017). En se focalisant sur les reconfigurations impliquées par leur mise en œuvre, ces orientations invitent à considérer le rôle médiateur des objets techniques.
Quelle est l’ampleur de ces reconfigurations ? Que se passe-t-il à l’interface des relations entre humains et systèmes dits intelligents ? Si la situation expérimentale d’interaction avec des robots anthropomorphes contribue à redéfinir les représentations que les humains se font de leur corps, les systèmes dits intelligents jouent également sur d’autres registres et interviennent à d’autres échelles. Quels sont-ils ? Dans quelles temporalités opèrent-ils ? Et quelles échelles de la vie sociale impliquent-ils ? Ce numéro thématique s’articulera autour de quatre grands axes.
1/ L’épistémologie des systèmes dits intelligents
Comme les automates de l’âge classique, les machines intelligentes s’inscrivent dans un effort qui concerne à la fois les connaissances théoriques et le champ des applications. Elles cherchent leur voie entre une approche mimétique et pragmatique (Star, 1988 ; Riskin, 2003), c’est-à-dire entre la compréhension des phénomènes qu’elles cherchent à imiter et l’ensemble des contraintes liées aux techniques ou aux matériaux utilisés pour atteindre ce but. Les fonctions vitales sont une source d’inspiration pour penser la vie et les processus vitaux. Il en résulte une approche du vivant basée sur l’artefact, une biologie limite (Helmreich, 2011), où la “vie telle qu’elle pourrait être” repose sur la pratique de l’analogie (Thom, 1979) tout en reproduisant des visions déjà existantes de la “vie telle qu’elle est” (Helmreich, 1998). Il s’agira d’examiner cet espace trouble, entre la robotique bio-inspirée et la biologie inspirée par les machines (Datteri & Tamburrini, 2007 ; Tamborini, 2021), qui semble caractériser l’épistémologie roboticienne.
2/ L’anthropomorphisme formel ou comportemental et ses effets dans l’interaction
Il s’agira également de porter l’attention à la façon dont les robots dits sociaux tendent à reconfigurer les relations que nous avons avec nos objets. S’ils peuvent imiter l’apparence humaine, les gestes des robots ne nous semblent jamais clairement familiers (Mori, 1970). Nous reconnaissons presque toujours leur nature mécanique (Grimaud et Paré, 2011 ; Becker, 2015 ; Vidal, 2017). Ils restent à nos yeux des boîtes noires dont nous ne comprenons pas le fonctionnement (Suchman, 2007). En cela, ils rejoignent un ensemble beaucoup plus large d’objets, le plus souvent à vocation rituelle (Vidal, 2007 ; Severi, 2007, 2017 ; Dufrêne et al., 2016), qui intéressent particulièrement la recherche anthropologique. Comme beaucoup d’autres objets étudiés par les anthropologues, ils véhiculent des représentations de la vie et des relations sociales, et contribuent à en définir les frontières (Helmreich, 1998 ; Héritier, 2007 ; Coupaye et Pitrou, 2018). Quels effets ont-ils sur nous ? Devient-on animiste au contact des robots ? Comment caractériser l’interaction humain-robot / humain-système ?
3/ Les configurations socio-techniques et les reconfigurations initiées par la robotique
Au-delà des relations de face à face, ce numéro s’intéressera également à la manière dont les machines dites intelligentes s’insèrent dans les activités humaines. La robotique et l’informatique considèrent la vie dans ce qu’elle a de plus ordinaire. Nos routines sont désormais un élément clé de leur travail, ce qui a conduit à la conception d’objets capables d’intégrer les activités humaines dans leur fonctionnement dans des secteurs allant des soins de santé (Jacob Rodrigues, Postolache & Cercas, 2020) au contrôle du trafic (Dimitrakopoulos & Demestichas, 2010). Les systèmes dits intelligents ne se limitent pas à agir sur nos connaissances et nos représentations de la vie, ou sur les relations que nous entretenons avec nos objets. Ce sont aussi des dispositifs techniques dans lesquels nous inscrivons nos activités sociales. Ils affectent les relations entre les acteurs et contribuent à réorganiser leurs activités. Qu’il s’agisse de robots cognitifs (par exemple à caractère social) ou d’architectures informatiques capables d’actions réflexes (par exemple lancer des alertes), ces objets nous invitent à être attentifs à la place qu’ils prennent dans les systèmes sociotechniques et aux rôles qu’ils font jouer aux humains (Akrich, 1987 ; 1989).
4/ Les imaginaires robotiques ou la robotisation des imaginaires
Enfin, ce dossier explorera la relation complexe qu’entretiennent les robots, cyborgs, machines et autres systèmes dits intelligents avec la fiction et la narration. D’un côté, les scientifiques font sens de leurs propres recherches en les insérant dans des récits (Gusfield 1980). De l’autre, les machines qu’ils conçoivent (ou peut-être celles dont ils rêvent) circulent beaucoup plus largement au sein de la société à travers les œuvres de science-fiction. Que gagnerait-on à écrire une histoire conjointe des sciences et des fictions robotiques ? L’une confère-t-elle sa forme à l’autre ou s’agit-il de deux domaines irrémédiablement séparés ? Ces rapports entre science et fiction se compliquent à la suite des évolutions récentes que connaissent chacun de ces domaines. D’une part, de nouveaux usages des récits de science-fiction se développent au sein même des disciplines scientifiques (Milburn 2010), des sciences humaines et sociales (Mengozzi & Wacquez 2023) et des organisations publiques et privées (Galison 2016 ; Roussie et al. 2022) – en en faisant un outil à penser des altérités ou des alternatives, un outil de prospective pour anticiper les futurs possibles (Grimaud & Wacquez 2023). D’autre part, les machines elles-mêmes deviennent des outils à produire des fictions (Gefen 2023). À mesure qu’elles s’immiscent toujours plus profondément dans nos vies sociales et culturelles, peut-on parler d’une robotisation des imaginaires ?
Modalités de soumission
Les manuscrits devront :
- être originaux, et ne peuvent pas être en cours de soumission pour une autre publication ;
- être rédigés en anglais ou en français ;
- ne pas dépasser 50 000 caractères (espaces, résumés, bibliographie et notes compris) ;
- être préparés pour une évaluation anonyme en double aveugle ;
- contenir un résumé en français et un résumé en anglais (env. 15 lignes) ;
- être au format Word, OpenOffice ou LaTex (https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/449) ;
- être envoyés avant le 1er janvier 2025 à joffrey.becker@ensea.fr et julien.wacquez@gmail.com
Pour le format de l’article, consulter les instructions aux auteurs : https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/452
Bibliographie
Akrich, Madeleine [1987], Comment décrire les objets techniques ?, Techniques & culture, 9, 49-64. Akrich, Madeleine [1989], La construction d’un système socio-technique : Esquisse pour une anthropologie des techniques, Anthropologie et sociétés, 13(2), 31-54. Becker, Joffrey [2015], Humanoïdes, Expérimentations croisées entre arts et sciences, Nanterre : Presses Universitaires de Paris Ouest. Becker, Joffrey [2023], Artificial Lives, Analogies and Symbolic Thought: An Anthropological Insight on Robots and AI, Studies in History and Philosophy of Science, 99, 89-96. Bianchini, Samuel, Quinz, Emanuele (Ed) [2016], Behavioral Objects I, A Case Study: Céleste Boursier-Mougenot, Berlin-New York : Sternberg Press - MIT Press. Casilli, Antonio [2019], En attendant les robots : Enquête sur le travail du clic, Paris : Seuil. Coupaye, Ludovic, Pitrou, Perig [2018], The Interweaving of Vital and Technical Processes in Oceania, Oceania, 88(1), 2-12. Datteri, Edoardo, Tamburrini, Guglielmo [2007]. Biorobotic Experiments for the Discovery of Biological Mechanisms, Philosophy of Science, 74(3), 409-430. DOI : 10.1086/522095 Dimitrakopoulos, George, Demestichas, Panagiotis [2010], Intelligent Transportation Systems. IEEE Vehicular Technology Magazine, 5(1), 77-84. Dufrêne, Thierry, Grimaud, Emmanuel, Taylor-Descola, Anne-Christine, Vidal, Denis (ed.) [2016], Persona : étrangement humain. Arles : Musée du quai Branly/Actes Sud. Galison, Peter [2016], Quand l’État écrit de la science-fiction, Angle Mort, 12, accessible en ligne : https://www.angle-mort.fr/fiction/quand-letat-ecrit-de-la-science-fiction/ Gefen, Alexandre (Ed) [2023], Créativités artificielles – La littérature et l’art à l’heure de l’intelligence artificielle. Paris : Les Presses du réel. Gell, Alfred [1998], Art and Agency, An anthropological theory, Oxford : Clarendon Press. Grimaud, Emmanuel [2021], Dieu point zéro : Une anthropologie expérimentale, Paris : PUF. Grimaud, Emmanuel, Paré, Zaven [2011], Le jour où les robots mangeront des pommes : conversations avec un Geminoïd. Paris : Petra. Grimaud, Emmanuel, Wacquezn Julien [2023], Le vertige futurologique, Terrain, 79, 2-25. Gusfield, Joseph [2009], La culture des problèmes publics. L’alcool au volant : la production d’un ordre symbolique. Paris : Economica, coll. “études sociologiques”. Helmreich, Stefan [1998], Silicon Second Nature, Culturing Artificial Life in a Digital World, Berkeley: University of California Press. Helmreich, Stefan [2011], What was life? Answers from three limit biologies, Critical Inquiry, 37(4), 671-696. Héritier, Françoise [2007], Chimères, artifices et imagination. in J.-P. Changeux, L’Homme artificiel, Colloque annuel, Paris : Odile Jacob, 39-59. Jacob Rodrigues, Mariana, Postolache, Octavian, Cercas, Francisco [2020], Physiological and Behavior Monitoring Systems for Smart Healthcare Environments: A Review, Sensors 2020, 20, 2186. Khamassi, Mehdi, Chatila, Raja, Mille Alain [2019] Éthique et sciences cognitives, Intellectica 70(1), 7-39. Knorr-Cetina, Karin [1999]. Epistemic Cultures, How the Sciences Make Knowledge, Cambridge : Harvard University Press. Mengozzi, Chiara, Wacquez, Julien [2023], On the Use of Science Fiction in Environmental Humanities and Social Sciences: Meaning and Reading Effects, Science Fiction Studies, 50(2), 145-174. Milburn, Colin [2010] Modifiable Futures: Science Fiction at the Bench. Isis, 101(3), 560-569. Mori, Masahiro [1970], Bukimi no tani (the uncanny valley), Energy, 7(4), 33-35. Nassau, Guillaume [2021], Le robot face à nous : interlocuteur ou objet de discussion ? Analyse interactionnelle d’une rencontre Homme-machine, Drôles d’objets : un nouvel art de faire, Oct 2021, La Rochelle, France. DOI : 10.5281/zenodo.6059653. Psyphine [2021], Que prêtons-nous aux machines ? Approches interdisciplinaires des interactions homme-robot, Nancy : PUN - MSH Lorraine. Pitrou, Perig [2017], Life Form and Form of Life within an Agentive Configuration: A Birth Ritual among the Mixe of Oaxaca, Mexico, Current Anthropology, 58(3), 360–80. Quinz, Emanuele [2021], Le comportement des choses, Paris : Les presses du réel. Rebuschi, Manuel [2021], Drôles d’objets ou drôles d’interactions ?. Drôles d’objets : un nouvel art de faire, Oct 2021, La Rochelle, France. DOI : 10.5281/zenodo.6059665. Riskin, Jessica [2003], The Defecating Duck, or the Ambiguous Origins of Artificial Life, Critical Inquiry. 29(4), 599-633. Roussie, Marie, Denis-Rémis, Cédric, Colas, Jean-Baptiste [2022], La Red Team Défense : quand la science-fiction permet aux armées françaises d’explorer le futur, Annales des Mines - Responsabilités & Environnement, 107(3) : 75-78. Severi, Carlo [2007], Le principe de la chimère : une anthropologie de la mémoire, Paris : Éditions Rue d’Ulm. Severi, Carlo [2017], L’objet-personne : une anthropologie de la croyance visuelle, Paris : Éditions Rue d’Ulm.. Suchman, Lucy [2007], Human-Machine reconfigurations, Plans and situated actions, 2nd Edition, Cambridge: Cambridge University Press. Star, Susan Leigh [1988], The Structure of Ill-Structured Solutions: Boundary Objects and Heterogeneous Distributed Problem Solving, in L. Gasser & M. N. Huhns (Ed), Distributed Artificial Intelligence, vol II. London – San Mateo, Pitman: Morgan Kaufmann Publishers, 37-55 Tamborini, Marco [2021], The Material Turn in the Study of Form: From Bio-Inspired Robots to Robotics-Inspired Morphology, Perspective on Science, 29(5), 643-665, DOI : 10.1162/posc_a_00388 Thom, René [1979], Modélisation et scientificité, in P. Delattre, & M. Thellier (Ed), Élaboration et justification des modèles, Actes du colloque, ENS, 9-14 oct. 1978, Tome 1. Paris : Maloine-Doin, 21-29. Velkovska, Julia, Relieu, Marc [2021], Pour une conception “située” de l’intelligence artificielle. Des interactions hybrides aux configurations socio-techniques, Réseaux, 229(5), 215-229. Vidal, Denis [2007], Anthropomorphism or sub-anthropomorphism ? An anthropological approach to gods and robots, Journal of the Royal Anthropological Institute, 13(4), 917-933. Vidal, Denis [2017], Aux frontières de l’humain : dieux, figures de cire, robots et autres artefacts, Paris : Alma. Woolgar, Steve [1990], Configuring the user: the case of usability trials, The Sociological Review, 38(1), 58-99. Wright, James [2018], Tactile care, mechanical Hugs: Japanese caregivers and robotic lifting devices, Asian Anthropology, 17(1), 24-39.
mardi 15 octobre 2024
ROBOTS BORDEAUX 2024 - 18-19 oct. 2024
lundi 23 septembre 2024
Journée d'étude RE:24
RE:24
Journée d'étude organisée par
Joffrey Becker, Lilyana Petrova & Syd Reynal
Dans le cadre de la chaire Artss
Jeudi 17 oct. 2024
ENSEA- CURIUM
6 avenue du Ponceau
95000 Cergy
Inscription obligatoire sur :
https://forms.gle/eg8VQK7gThW3vNqX9
La journée d'étude RE:24 cherche à construire un dialogue interdisciplinaire autour de questions situées à l'interface de l'environnement, des sciences et des techniques, de la société et des représentations. Elle vise à explorer de nouvelles manières de faire et de produire des savoirs, en portant l'intérêt sur les rapports entre arts et science, sur la conception d'objets techniques sobres, soutenables, socialement et culturellement pertinents, mais aussi sur l'expérimentation de nouvelles modalités de l'écriture scientifique. L'ambition est d'engager des échanges autour de questions technologiques et épistémologiques à l’interface de disciplines issues autant des sciences et techniques de l’ingénieur que des sciences humaines et sociales.
Programme
9h-9h30 Accueil
9h30-10h15
Joffrey Becker
ETIS UMR8051 / CY Cergy Paris Université, ENSEA, CNRS
Épistémologies en reconfiguration
10h15-11h
Sophie Sakka
Grhapes EA7287 / INSHEA
Robotique et société
11h-11h45
Alexandre Pitti & Arnaud Blanchard
ETIS UMR8051 / CY Cergy Paris Université, ENSEA, CNRS
Les enjeux de la sobriété en robotique
12h-14h Pause
14h-14h45
Lilyana Petrova & Syd Reynal
ETIS UMR8051 / CY Cergy Paris Université, ENSEA, CNRS
Des performances-pirates en conférence pour reconfigurer la production des savoirs
14h45-15h30
Antoine Henry
Gériico ULR4073 / Université de Lille
Une approche par l’équité pour rééquilibrer les relations entre artistes et plateformes
15h30-16h Pause
16h-16h45
José Halloy
LIED UMR8236 / Université Paris Cité
Quelles places pour les robots dans les écosystèmes ?
16h45-17h Conclusion
vendredi 6 septembre 2024
[à paraitre] L'humain qui vient, Hermann
[AAC] Reconfigurations robotiques [Philosophia Scientiae 30/1]
APPEL À CONTRIBUTIONS
Philosophia Scientiae lance un appel à contributions pour un numéro spécial sur le thème suivant :
RECONFIGURATIONS ROBOTIQUES
Éditeurs invités :
Joffrey Becker & Julien Wacquez
(ETIS, UMR8051 - CY Cergy Paris Université, ENSEA, CNRS)
*
Date limite de soumission : 1er janvier 2025
Date de notification : 1er avril 2025
Version finale : 1er septembre 2025
Adresses de soumission : joffrey.becker@ensea.fr ; julien.wacquez@gmail.com
Appel à contributions [Fr] : https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/4391
Call for contributions [En] : https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/4396
Les machines dites intelligentes sont de biens drôles d’objets. Leur existence est source de confusion et d’ambiguïté. Elles suscitent la curiosité et l’enthousiasme, mais aussi le malaise et parfois l’anxiété. Ces objets ont désormais intégré d’innombrables domaines de la vie sociale. Malgré leur invisibilité flagrante, les processus autonomes s’introduisent partout, transformant notre regard sur la vie et le vivant, le travail, les relations, les soins, les relations amoureuses ou la guerre. Dans ce moment que certains qualifient volontiers d’historique, il ne se passe pas une semaine sans que les systèmes intelligents ne soient évoqués dans les journaux, suscitant de nouveaux espoirs, de nouvelles controverses, de nouveaux fantasmes et de nouvelles angoisses.
Les travaux menés dans les domaines de l’informatique, du génie électrique et du génie mécanique ont fait de ces disciplines les principaux acteurs de la robotique. Cependant, d’autres domaines se sont également emparés des questions soulevées par ces objets. Du point de vue des sciences humaines et sociales, par exemple, de nombreuses études se concentrent sur les questions épistémologiques (Rebuschi, 2021 ; Becker, 2023), culturelles (Wright, 2018 ; Grimaud, 2021), éthiques (Khamassi, Chatila & Mille, 2019) et sociales liées à l’IA et à la robotique (Casilli, 2019 ; Nassau, 2021). L’art et le design envisagent également d’autres manières de fabriquer ces objets, ainsi que de nouvelles formes d’interaction autour de leurs comportements (Becker, 2015 ; Bianchini & Quinz, 2016 ; Quinz, 2021). L’IA, en particulier lorsqu’elle dote les artefacts d’une capacité d’animation et d’interaction, constitue un objet frontière (Star & Griesemer, 1989) : elle agrège des intérêts très divers et, ce faisant, permet de croiser les disciplines, les perspectives et les méthodes (Psyphine, 2022).
Anticiper l’impact de la robotique et de l’IA sur la société est devenu une sorte d’obsession contemporaine. Ce questionnement n’est pourtant pas récent dans le champ des sciences sociales et des humanités. Lucy Suchman, par exemple, a été l’une des premières chercheuses à étudier les reconfigurations liées à l’introduction des machines dans les relations, en se concentrant sur les problèmes de communication entre humains et systèmes automatiques (Suchman, 2007). Les asymétries qu’elle a observées relèvent de la différence de nature entre les machines dites intelligentes et leurs utilisateurs, et posent la question de leur qualification. Or, si la constitution mutuelle des corps et des machines est un enjeu anthropologique majeur (Suchman, 2007 ; Becker, 2015), les recherches menées dans les domaines de la robotique et de l’IA impliquent d’étudier des transformations qui vont bien au-delà du simple face-à-face avec des machines dont l’anthropomorphisme (un thème récurrent de la littérature sur les robots) fascine autant qu’il distrait. Ce numéro thématique cherche à étendre la réflexion au-delà du seul rapport à l’ontologie des robots.
Il cherchera en particulier à aborder les questions de relation, d’arrangement, d’association, d’assemblage et d’accommodation entre humains et machines (Velkovska & Relieu, 2021). Le numéro portera par exemple l’intérêt sur la manière dont ces objets techniques sont pris dans un réseau au sein duquel ils assignent des places spécifiques (Akrich, 1987 ; 1989 ; Woolgar, 1990), sur la manière dont ils distribuent des identités, des matériaux ou des actions humaines (Gell, 1998), sur leur rôle dans l’agencement mutuel des humains, des instruments, des objets et des pratiques dans les sciences (Knorr-Cetina, 1999), ou encore sur l’hybridité particulière qu’ils établissent en contribuant à coordonner la participation de différents agents à une action commune (Pitrou, 2017). En se focalisant sur les reconfigurations impliquées par leur mise en œuvre, ces orientations invitent à considérer le rôle médiateur des objets techniques.
Quelle est l’ampleur de ces reconfigurations ? Que se passe-t-il à l’interface des relations entre humains et systèmes dits intelligents ? Si la situation expérimentale d’interaction avec des robots anthropomorphes contribue à redéfinir les représentations que les humains se font de leur corps, les systèmes dits intelligents jouent également sur d’autres registres et interviennent à d’autres échelles. Quels sont-ils ? Dans quelles temporalités opèrent-ils ? Et quelles échelles de la vie sociale impliquent-ils ? Ce numéro thématique s’articulera autour de quatre grands axes.
1/ L’épistémologie des systèmes dits intelligents
Comme les automates de l’âge classique, les machines intelligentes s’inscrivent dans un effort qui concerne à la fois les connaissances théoriques et le champ des applications. Elles cherchent leur voie entre une approche mimétique et pragmatique (Star, 1988 ; Riskin, 2003), c’est-à-dire entre la compréhension des phénomènes qu’elles cherchent à imiter et l’ensemble des contraintes liées aux techniques ou aux matériaux utilisés pour atteindre ce but. Les fonctions vitales sont une source d’inspiration pour penser la vie et les processus vitaux. Il en résulte une approche du vivant basée sur l’artefact, une biologie limite (Helmreich, 2011), où la “vie telle qu’elle pourrait être” repose sur la pratique de l’analogie (Thom, 1979) tout en reproduisant des visions déjà existantes de la “vie telle qu’elle est” (Helmreich, 1998). Il s’agira d’examiner cet espace trouble, entre la robotique bio-inspirée et la biologie inspirée par les machines (Datteri & Tamburrini, 2007 ; Tamborini, 2021), qui semble caractériser l’épistémologie roboticienne.
2/ L’anthropomorphisme formel ou comportemental et ses effets dans l’interaction
Il s’agira également de porter l’attention à la façon dont les robots dits sociaux tendent à reconfigurer les relations que nous avons avec nos objets. S’ils peuvent imiter l’apparence humaine, les gestes des robots ne nous semblent jamais clairement familiers (Mori, 1970). Nous reconnaissons presque toujours leur nature mécanique (Grimaud et Paré, 2011 ; Becker, 2015 ; Vidal, 2017). Ils restent à nos yeux des boîtes noires dont nous ne comprenons pas le fonctionnement (Suchman, 2007). En cela, ils rejoignent un ensemble beaucoup plus large d’objets, le plus souvent à vocation rituelle (Vidal, 2007 ; Severi, 2007, 2017 ; Dufrêne et al., 2016), qui intéressent particulièrement la recherche anthropologique. Comme beaucoup d’autres objets étudiés par les anthropologues, ils véhiculent des représentations de la vie et des relations sociales, et contribuent à en définir les frontières (Helmreich, 1998 ; Héritier, 2007 ; Coupaye et Pitrou, 2018). Quels effets ont-ils sur nous ? Devient-on animiste au contact des robots ? Comment caractériser l’interaction humain-robot / humain-système ?
3/ Les configurations socio-techniques et les reconfigurations initiées par la robotique
Au-delà des relations de face à face, ce numéro s’intéressera également à la manière dont les machines dites intelligentes s’insèrent dans les activités humaines. La robotique et l’informatique considèrent la vie dans ce qu’elle a de plus ordinaire. Nos routines sont désormais un élément clé de leur travail, ce qui a conduit à la conception d’objets capables d’intégrer les activités humaines dans leur fonctionnement dans des secteurs allant des soins de santé (Jacob Rodrigues, Postolache & Cercas, 2020) au contrôle du trafic (Dimitrakopoulos & Demestichas, 2010). Les systèmes dits intelligents ne se limitent pas à agir sur nos connaissances et nos représentations de la vie, ou sur les relations que nous entretenons avec nos objets. Ce sont aussi des dispositifs techniques dans lesquels nous inscrivons nos activités sociales. Ils affectent les relations entre les acteurs et contribuent à réorganiser leurs activités. Qu’il s’agisse de robots cognitifs (par exemple à caractère social) ou d’architectures informatiques capables d’actions réflexes (par exemple lancer des alertes), ces objets nous invitent à être attentifs à la place qu’ils prennent dans les systèmes sociotechniques et aux rôles qu’ils font jouer aux humains (Akrich, 1987 ; 1989).
4/ Les imaginaires robotiques ou la robotisation des imaginaires
Enfin, ce dossier explorera la relation complexe qu’entretiennent les robots, cyborgs, machines et autres systèmes dits intelligents avec la fiction et la narration. D’un côté, les scientifiques font sens de leurs propres recherches en les insérant dans des récits (Gusfield 1980). De l’autre, les machines qu’ils conçoivent (ou peut-être celles dont ils rêvent) circulent beaucoup plus largement au sein de la société à travers les œuvres de science-fiction. Que gagnerait-on à écrire une histoire conjointe des sciences et des fictions robotiques ? L’une confère-t-elle sa forme à l’autre ou s’agit-il de deux domaines irrémédiablement séparés ? Ces rapports entre science et fiction se compliquent à la suite des évolutions récentes que connaissent chacun de ces domaines. D’une part, de nouveaux usages des récits de science-fiction se développent au sein même des disciplines scientifiques (Milburn 2010), des sciences humaines et sociales (Mengozzi & Wacquez 2023) et des organisations publiques et privées (Galison 2016 ; Roussie et al. 2022) – en en faisant un outil à penser des altérités ou des alternatives, un outil de prospective pour anticiper les futurs possibles (Grimaud & Wacquez 2023). D’autre part, les machines elles-mêmes deviennent des outils à produire des fictions (Gefen 2023). À mesure qu’elles s’immiscent toujours plus profondément dans nos vies sociales et culturelles, peut-on parler d’une robotisation des imaginaires ?
Modalités de soumission
Les manuscrits devront :
- être originaux, et ne peuvent pas être en cours de soumission pour une autre publication ;
- être rédigés en anglais ou en français ;
- ne pas dépasser 50 000 caractères (espaces, résumés, bibliographie et notes compris) ;
- être préparés pour une évaluation anonyme en double aveugle ;
- contenir un résumé en français et un résumé en anglais (env. 15 lignes) ;
- être au format Word, OpenOffice ou LaTex (https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/449) ;
- être envoyés avant le 1er janvier 2025 à joffrey.becker@ensea.fr et julien.wacquez@gmail.com
Pour le format de l’article, consulter les instructions aux auteurs : https://journals.openedition.org/philosophiascientiae/452
Bibliographie
Akrich, Madeleine [1987], Comment décrire les objets techniques ?, Techniques & culture, 9, 49-64. Akrich, Madeleine [1989], La construction d’un système socio-technique : Esquisse pour une anthropologie des techniques, Anthropologie et sociétés, 13(2), 31-54. Becker, Joffrey [2015], Humanoïdes, Expérimentations croisées entre arts et sciences, Nanterre : Presses Universitaires de Paris Ouest. Becker, Joffrey [2023], Artificial Lives, Analogies and Symbolic Thought: An Anthropological Insight on Robots and AI, Studies in History and Philosophy of Science, 99, 89-96. Bianchini, Samuel, Quinz, Emanuele (Ed) [2016], Behavioral Objects I, A Case Study: Céleste Boursier-Mougenot, Berlin-New York : Sternberg Press - MIT Press. Casilli, Antonio [2019], En attendant les robots : Enquête sur le travail du clic, Paris : Seuil. Coupaye, Ludovic, Pitrou, Perig [2018], The Interweaving of Vital and Technical Processes in Oceania, Oceania, 88(1), 2-12. 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Grimaud, Emmanuel, Paré, Zaven [2011], Le jour où les robots mangeront des pommes : conversations avec un Geminoïd. Paris : Petra. Grimaud, Emmanuel, Wacquezn Julien [2023], Le vertige futurologique, Terrain, 79, 2-25. Gusfield, Joseph [2009], La culture des problèmes publics. L’alcool au volant : la production d’un ordre symbolique. Paris : Economica, coll. “études sociologiques”. Helmreich, Stefan [1998], Silicon Second Nature, Culturing Artificial Life in a Digital World, Berkeley: University of California Press. Helmreich, Stefan [2011], What was life? Answers from three limit biologies, Critical Inquiry, 37(4), 671-696. Héritier, Françoise [2007], Chimères, artifices et imagination. in J.-P. Changeux, L’Homme artificiel, Colloque annuel, Paris : Odile Jacob, 39-59. Jacob Rodrigues, Mariana, Postolache, Octavian, Cercas, Francisco [2020], Physiological and Behavior Monitoring Systems for Smart Healthcare Environments: A Review, Sensors 2020, 20, 2186. 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