Anthropologie du corps, des sciences et des techniques, des arts et de la mémoire

lundi 3 juin 2013

L'ethnologie va vous surprendre ! Deux jours pour explorer le XXIe siècle


Samedi 29 et Dimanche 30 juin 2013
Musée du quai Branly 

Qu’est-ce que la culture, qu’est-ce que l’humain, comment s’organisent et évoluent les sociétés ? 

Le temps d’un week-end, le musée du quai Branly met à l’honneur les travaux de chercheurs, grands noms de l’ethnologie ou jeunes doctorants, autour des questions traitées par l’ethnologie et l’anthropologie, notamment les nouveaux terrains et les manières dont ces disciplines analysent notre propre univers culturel. Au programme : des conférences, des lectures de texte, des projections, des visites. 

Sophie Houdart (CNRS) parlera du collisionneur de particules (CERN) comme cosmogramme moderne ; Elisabeth Claverie (CNRS) évoquera les apparitions de la vierge en Bosnie ; Stéphane Renesson (CNRS) décrira les combats de poissons et de scarabées en Thaïlande ; Denis Vidal (IRD) et Joffrey Becker questionneront le naturalisme à l’épreuve des robots ; Maxime Vanhoenacker traitera de l’importation des rituels indiens dans le scoutisme, Vanessa Manceron (CNRS) étudiera les naturalistes amateurs anglais qui inventorient la biodiversité.

Avec la participation de Julien Bondaz, Emmanuel Grimaud, Marc Lenglet, Lynda Dematteo, Emma Tarlo, Victor a. Stoichita, Bénédicte Champenois Rousseau, Michael Houseman.

Tous les espaces du musée et les activités sont en accès libre.

mercredi 15 mai 2013

Apprentissage collaboratif du robot Berenson (suite)

Week-End Spécial Nuit des Musées
Samedi 18 et Dimanche 19 mai 2013
Et du 25 mai au 2 juin 
Musée du quai Branly

À l'occasion de la 9e Nuit européenne des Musées, le robot Berenson refait une apparition au musée du quai Branly. Il poursuivra également son apprentissage entre le 25 mai et le 2 juin sur le plateau des collections (zone Insulinde). 

Participez à une expérience scientifique et collaborative au sein de nos collections ! Le robot Berenson revient sur le Plateau des collections et prolonge son intrigant apprentissage de l’Esthétique initié avec l’aide des visiteurs du musée du quai Branly au cours de la semaine événementielle "Musée numérique" de Pâques 2012. 

Observez le comportement du robot et interagissez avec lui ! Vous contribuerez ainsi à définir les critères d’appréciations esthétiques de ce robot amateur d’art.

vendredi 19 avril 2013

Humanoïdes, Enquête sur les transformations du corps et des machines


Soutenance de Thèse de Joffrey Becker

Mercredi 24 avril 2013, 9h30 
Musée du quai Branly 
Salle de cours 2 
37, Quai Branly 
75007 Paris 

Avec le début du XXIe siècle, un discours inquiet des relations que nous entretenons avec nos machines a fait son apparition. En permettant d'augmenter notre capacité à agir, la technologie nous ferait courir le risque d'une déshumanisation progressive, à l'endroit même où elle apparaissait constitutive d'une singularisation de l'humain vis-à-vis des autres existants naturels. Elle pose ainsi les bases d'une ambiguïté envers la représentation moderne du corps et de son autonomie, telle qu'elle s'est lentement constituée par référence à la technique et à l'activité mécanique. 

Les robots humanoïdes fournissent un bon exemple de cette ambiguïté. Ces derniers constitueraient un formidable outil pour comprendre le fonctionnement du corps. Mais ils formeraient également la représentation d'une manière de le penser, redéfinissant le cadre des relations entre les sciences, les techniques et la nature, et déplaçant les frontières séparant les corps vivants de leurs imitations mécaniques. Cette relation paradoxale, entre la recherche d'un savoir permettant d'étendre l'expérience du corps humain et une altérité lui étant trop radicalement opposée, fonde ainsi un jeu avec l'image du corps et ses limites. Quelles sont les conditions de ce jeu ? Comment ces images sont-elles conçue ? Comment retiennent-elles notre attention ? Comment réagissons-nous lorsque nous y sommes confrontés ? Et que leur imputons-nous ?  

La notion de performance, malgré les problèmes que soulève sa définition, peut nous aider à aborder ces questions, à la condition toutefois, d'en limiter la portée à une dimension interactionnelle. En effet, en montrant une transformation particulière, constituant autant de représentations composites du corps humain en acte, la performance offre l'occasion d'une réflexion située, renvoyant bien souvent aux conditions d'existence de notre propre corps : une réflexivité, finalement caractéristique de son esthétique, et dont peuvent également relever les machines anthropomorphes. Cette réflexivité encourage à orienter l'enquête sur le caractère situé de l'expérience de la métamorphose, en insistant sur les assemblages particuliers, à la fois humains et matériels, techniques et esthétiques, caractérisant les situations très diverses où les humanoïdes sont produits. 

Ces derniers relèvent en effet de la sphère de la représentation, d'une anthropologie qui rapproche les sciences et les arts à travers l'imitation de la nature. Machines théâtrales, elles s'inscrivent dans l'espace fictionnel de la scène, en figurant des comportements émotionnels à partir de scripts écrits pour elles, en redoublant le paradoxe énoncé par Diderot, en prolongeant le rêve de l'acteur total des théâtres d'avant garde, ou en suscitant, chez le spectateur lui-même, quelque chose des sentiments qu'elles figurent. Elles constituent en cela des outils pour l'expérimentation. Devenant dès lors machines à jouer, à travers les effets d'intelligence qu'ils produisent ou les décisions qu'ils sont parfois en mesure de prendre, les robots nous engagent à chercher dans leurs comportements, et dans les nôtres, les manifestations d'une ressemblance minimale, nécessaire à l'établissement d'une communication. 

Jury : M. Carlo Severi, Directeur d'études à l'EHESS (directeur), Mme Claude Imbert, Professeur à l'ENS (rapporteur), Mme Anne-Christine Taylor, Directeur de recherche au CNRS (rapporteur), M. Denis Vidal, Directeur de recherche à l'IRD

mardi 19 mars 2013

Save as Draft : Climate is what you expect*


26 Mars 2013, à 19h
Utopiana, Av. des Eidguenots 21, 1203 Genève

Utopiana invite à une rencontre avec le collectif Save As Draft, actuellement en résidence. 

De quoi le climat est-il fait, qu’est-ce que le changement climatique et comment peut-on en rendre compte? Quelles sont ses modalités d'existence, ses régimes d'énonciation, quelles sont les réalités des pratiques continuellement renouvelées qui participent à lui donner corps ? 

Cette enquête du collectif Save As Draft, en partenariat avec Utopiana et le Programme Master de recherche CCC de la Haute école d'art et de design – Genève, vise à interroger les représentations du climat et du changement climatique sous ses formes les plus diverses – représentation scientifique, représentation politique, représentation artistique – sans hiérarchie aucune, mais en s'attachant à voir comment chacune tente de faire prise sur une question qui, par essence, est liée à une infinité d'autres problématiques.

À Genève plus qu'ailleurs, où se situe le siège de l'Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM) et du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), ainsi qu'une quantité d'autres organismes politiques ou d'ONGs, le changement climatique fait partie du paysage, même s'il ne se rappelle pas souvent à notre souvenir.

Le collectif Save As Draft est composé de chercheurs et d'artistes issus du programme d’expérimentation en arts et politique de Science Po Paris. Il a initié plusieurs projets de performances et d’expositions sur les représentations du changement climatique, et réalisé des interventions (conférences et workshops) à l’Université Paris X, l’Esadhar (Le Havre), la Head (Genève). Dans le cadre d'une série de résidences à Genève organisées par Utopiana en 2013, il mène une enquête qui débouchera sur un événement public à la fin de l'année.

Save as draft est composé de: Joffrey Becker, Aurélien Gamboni, Axel Meunier, Simon Ripoll-Hurier et Sandrine Teixido.