Anthropologie du corps, des sciences et des techniques, des arts et de la mémoire

jeudi 26 novembre 2015

Tentatives, Tentations, Intentions - Journées PsyPhINe 2015

Tentatives, Tentations, Intentions - Journées PsyPhINe 2015 
Mardi 15 décembre 2015 - 12:30 - Mercredi 16 décembre 2015 - 13:00 
Nancy, MSH Lorraine (salle internationale) 

Si l’interaction homme/robot cognitif conduit naturellement à des questions d’interprétation du comportement du robot (attribution ou non d’intelligence, d’intentionnalité et d'émotions par le sujet, degrés de confiance dans le dispositif technique), la gradation des attributions dépasse de loin ce seul type d'interaction. De notre appréhension des mouches à celle des chats, l'intersubjectivité ainsi que notre tendance naturelle à l'anthropomorphisme semblent jouer des rôles centraux : dans certains cas, mais pas dans tous, et selon les contextes, nous projetons dans l'autre énormément de notre propre cognition, nous tentons et sommes tentés d’attribuer des intentions. Les conditions de l’attribution d’intentions et de conscience paraissent liées à celles de l’émergence d’une interaction. L’atelier vise à confronter les approches de différentes disciplines (Intelligence artificielle, psychologie,anthropologie et philosophie) sur ces questions, comme plus généralement sur la cognition, l’intelligence et l’intentionnalité. L'atelier sera également l'occasion d'une discussion autour des travaux et expérimentations en cours et à venir dans le cadre du projet PsyPhINe. 

Programme et inscriptions : http://poincare.univ-lorraine.fr/fr/manifestations/tentatives-tentations-intentions-journees-psyphine-2015

L’expérience esthétique

L’expérience esthétique
Salon de lecture Jacques Kerchache
Musée du quai Branly
Vendredi 27 novembre à 18h30

« Contempler un tableau ou un paysage, écouter une pièce de musique, s’immerger dans un univers sonore, lire un poème, voir un film : telle est l’expérience esthétique. Or, dans chaque culture humaine, elle est de toutes les expériences communément vécues à la fois la plus banale et la plus singulière. 

Singulière car elle a pour condition qu’on s’y adonne sans autre but immédiat que cette activité elle-même ; banale, car elle n’en demeure pas moins de part en part une des modalités de base de l’expérience commune du monde. Elle exploite le répertoire de l’attention, de l’émotion et du plaisir mais elle leur donne une inflexion particulière, voire paradoxale. Il s’agit donc, démontre Jean-Marie Schaeffer, de comprendre non pas l’expérience des œuvres d’art dans sa spécificité, mais l’expérience esthétique dans son caractère générique, c’est-à-dire indépendamment de son objet. » 

Avec Jean-Marie Schaeffer, L’expérience esthétique, Gallimard, 2015, Frédéric Keck, directeur du département de la Recherche et de l’enseignement du musée du quai Branly et Joffrey Becker, anthropologue, LAS.