Anthropologie du corps, des sciences et des techniques, des arts et de la mémoire

mercredi 21 décembre 2011

CYSP-1

CYSP 1. dansant, 1956
"Intégrer la vie à la matière", c'est en ces termes que Jean-Louis Ferrier résume l'approche cybernétique de la sculpture spatiodynamique de Nicolas Schöffer. Conçu en collaboration avec la firme Philips (qui permettra également à Edward Ihnatowicz d'élaborer The Senster), le projet de Schöffer s'affirme comme une libération des contraintes de la sculpture. Il suit trois principes : 

La suppression des volumes opaques et l'utilisation exclusive de l'ossature apparente contrepointée par les rythmes des éléments plans, l'utilisation de la couleur et des sons extraits par percussion de la sculpture même, enregistrés et diffusés électroniquement, et finalement, le mouvement autonome, organique, disons même intelligent, grâce à la cybernétique, qui permet à la sculpture d'offrir aux spectateurs un spectacle toujours varié et différent réalisant dans un seul objet une synthèse totale entre la sculpture, la peinture, la chorégraphie, la musique et le cinéma. (source: http://www.olats.org/schoffer)

En 1956, CYSP-1, la première sculpture autonome comme le souligne Éléonore Schöffer, est intégrée au programme du Festival d'avant garde de Marseille. Sur le toit de la Cité Radieuse, elle évolue avec les danseuses du ballet de Maurice Béjart sur une musique de Pierre Schaeffer. L'œuvre est aujourd'hui remisée dans l'atelier de l'artiste et attend qu'un musée s'en porte acquéreur.



Pour aller plus loin :
Internet : http://www.olats.org/schoffer/cyspf.htm
Vidéo : http://www.ina.fr